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Le mouridisme, plus qu'une confrérie, un mode de vie.

VIP-Blog de khadimoulrassoul
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  • Créé le : 30/03/2007 16:07
    Modifié : 11/04/2007 23:11

    Garçon (15 ans)
    Origine : Dakar
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    La pérennité du service rendu à l'ELU

    30/03/2007 17:40

    La pérennité du service rendu à l'ELU


    La motivation dont Cheikh Ahmadou Bamba a fait montre dans le service a fait de lui un serviteur particulier. Car, il n’a pas été le premier à servir le Prophète (Paix et salut sur Lui) mais les prédécesseurs étaient mus par un besoin dont le seul détenteur reste le Prophète (Paix et salut sur Lui) ; ils étaient obligés d’être à service pour l’obtenir. Une fois ce bienfait reçu, ils mettaient fin à leur service car le but qui justifiait cet emploi a été atteint.

    D’autres parmi les serviteurs, après avoir attendu longtemps ou ayant découragé devant l’impossibilité de la réalisation de leur objectif se lassaient et abandonnaient du même coup la fonction de serviteur. Voilà les deux statuts qui prévalaient et qui ont tous la même finalité d’être atteint par la limite dans le temps. La révélation de taille dans la Mission de serviteur de Cheikh Ahmadou Bamba, c’est l’absence de repos. Jusqu’à son arrivée, les gens s’adonnaient au service le matin jusqu’à la mi-journée se reposaient puis l’après midi et se reposaient la nuit.

    L’une des premières révolutions qu’il a apportée c’est qu’il a cumulé le matin, l’après midi, la mi-journée et le travail nocturne tout au Prophète sans repos. Aucun de ses moments n’est laissé libre. Il ne s’est jamais fixé de repos, il n’a non plus fixé une échéance ou un terme à la Mission. Il a déclaré :

    « Celui qui me considère autre que le serviteur de l’Elu le Plus Pur (Al Muctafâ) alors quant à moi je le servirai dans ce qu’il profère.

    « Je le servirai jusqu’à mon entrée au Paradis qui est la citadelle de la retraite éternelle de l’exaucement (des vœux) et de la jouissance des délices ».

    Il était devenu un serviteur à DEMEURE un serviteur POUR L’ETERNITE. L’œuvre est bénie, elle est aussi agréée. La résolution de départ c’est à dire un service sincère sans contrepartie ou intérêt aucuns.

    « Je lui dois pour la FACE DE DIEU et non pour autre chose quelque chose qui l’enchante et cela est en effet un service qui confond les autres services » dira-t-il.(Mimiyah V43)

    Comme si, le Seigneur des créatures s’est hissé à un niveau au delà des capacités des hommes, le serviteur a par le biais de son Amour, de sa résolution et de son abnégation fait que son service l’a rejoint. DIEU dit à l’endroit des illustres esclaves :

    « Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de MOI par des actions dévotes, jusqu’ à ce que je l’aime ; et quant je l’aime, Je deviens les oreilles par lesquelles il entend, l’œil par lequel il voit, la bouche par laquelle il parle et les pieds par lesquels il marche ». Ce principe reste valable dans la relation du Messager et du reste des humains. C’est par cet attachement indéfectible, ce cramponnement, cet affiliation au Prophète que Cheikh Ahmadou Bamba obtiendra l’EXTINCTION dans le Moi du Prophète. Cette déclaration est on ne peut plus explicite.

    « Je jure qu’à demeure que je suis l’Ami et le Bien-Aimé du Prophète et tout ce que j’abhorre il l’exécre.

    « Notre Prophète l’Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ) la meilleure des créatures est mon objectif dans toute chose et ce qu’il honnit je le conspue"

    Ce privilège exceptionnel, allait conférer au Serviteur une pérennité en conformité avec la pérennité de l’œuvre de son Maître.

    « DIEU m’a pérennisé comme miracle pour le Choisi le Meilleur (al mukhtâr) au même titre qu’il l’a placé sur Al Buraq le palefroi l’élevant vers les Cieux »

    De cette pérennité il obtient du même coup les faveurs dans le service tels que Kahrul Khadim (Meilleur Serviteur) , Asnal Khadim (Serviteur Privilègié) Ainsi qu’autant de NOMS que les noms du Meilleurdes Envoyés. Exemple : Khâdimal Muçtafâ, Khâdima Mukhtâr, Khâdimu Bashîr.

    Cette déclaration ne laisse plus aucun doute :

    « Le Maître de la ROYAUTE, le SUBSISTANT-PRIMORDIAL m’a fait le Serviteur privilégié de celui dont les faveurs perdurent et il m’a garanti dans mon service »

    Aujourd’hui, dans toutes les contrées, dans la globalité de l’Islam orient et occident Khâdimou Rassul est un nom qui renvoie à un personnage et un seul CHEIKH AHMADOU BAMBA.






    La raison du service de CHEIKH AHMADOU BAMBA

    30/03/2007 18:22

    La raison du  service de CHEIKH AHMADOU BAMBA


    Ce service que Cheikh Al Khadîm a rendu à Son Maître Mouhammad (Paix et Salut Sur Lui) est guidé par un mobile très particulier : L’Amour ardent de la Personne du prophète. Ceci a été une préoccupation en lui telle qu’il en a fait la sollicitation à DIEU dans ses prières intenses à l’instar de celle-ci :

    "pérennise mon Amour envers TOI et envers la Meilleure des créatures"

    Le service, est marqué par le désintérêt auquel le serviteur s’est résolu à observer . Il a en outre déclaré que ni l’exaucement d’un quelconque vœu ou de quelque besoin que ce soit n’ont motivés son service envers l’Envoyé de DIEU ( Paix et Salut Sur Lui) .Car dira-t-il

    « La raison de Mon Service envers le Prophète est un Amour Intime de l’Essence de son Etre »

    « Le Motif de mes éloges envers le Prophète est exclusivement un Amour ardent de sa Personne »

    Le Serviteur trouvera ainsi une abondante matière à travailler mais une tâche des plus difficiles face à la Noblesse, au Rang et au Statut du Plus Louangé (AL Mahmûd) ( Paix et Salut Sur Lui) .

    Il trouva aussi un terrain déjà occupé par d’éminents chantres qui avaient laissé une réputation d’excellence . Le Serviteur du Prophète cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl prendra même le soin de rendre hommage à ces illustres précurseurs qui ont tenté de magnifier son Ami et Bien-aimé. Car, à l’endroit de Kacb, Hassân et Bûsayr pour ne citer que les plus célèbres il dira " les poèmes de chacun d’eux sont imbus de lumières et de secrets " .

    Le Prophète, détenteur de tous les bienfaits était devenu La Porte incontournable pour tous ceux qui désirent obtenir de leur SEIGNEUR quelque faveurs que ce soit. C’est pourquoi, de tout le temps, il ne manquait jamais des gens qui s’adonnaient à son service et ce matin et soir. Cependant, quelque soit l’excellence des loanges adréssées au Prophète( Paix et Salut Sur Lui) , elles étaient en reste par rapport à la stature du destinataire, et le fossé n’était pas petit , et Le Cheikh d’ajouter :

    "Cependant les poètes sont de tout temps impuissants à rendre convenables ses Eloges comme l’incapacité des doigts de toucher la sphère céleste" (Mimiyah V 44).

    Ainsi il s’attelera à faire les panégyriques et les louanges de celui à qui DIEU l’avait gratifier de la connaissance de son Essence, de son Secret. C’est comme si, son SEIGNEUR l’avait privilégié en lui inspirant les Paroles qui se conformaient au rang de la Meilleure Créature. Il dit s’adressant au Prophète.

    "A Toi ma langue ainsi que mon coeur je ne compose pas en devinette à l’instar des poètes(Cf les Dons du profitables V43)

    Dans chacun de ses poèmes, il a fait du Panégyrique un moyen de procurer la joie à L’Elu, des louanges dont la teneur, la sincérité ainsi que la conformité des propos arrachent l’adhésion même du Patron à qui il s sont destinés, comme l’affirme le Cheikh :

    "Quand je fais l’éloge de L’Elu le plus Pur (Al Muçtafâ) il est enchanté et affiche le sourire sur lui les deux saluts de celui qui me preserve de son détracteur" (Cf. Les dons du dignes de reconnaissance).

    "L’ETERNEL t’ enchante par mon écrit à titre de considération même si je me trouve éloigné de la terre de Médine" (cf. les Prémices des Eloges vers 104)

    Comment ne pas forcer l’admiration et afficher le sourire face à ces louanges dont la pureté et la blancheur défient l’éclat. Des éloges dont la splendeur fait oublier la beauté des perles les plus précieuses . Ces Extraits sans commentaire tirés dans différents titres seront suffisants pour en témoigner .

    Tu as la primauté et la précellence, ô toi le Meilleur Seigneur auprés de l’UNIQUE DOMINATEUR, le MAITRE TRES-HAUT des créatures !

    A Toi la connaissance, les Actions et le Bien tous ensemble ; sur Toi la Bénédiction de DIEU ; Toi qui es au-Dessus de l’espèce (Adamique)

    A Toi l’avantage, Toi qui es le Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr), ô Toi le Seigneur des Créatures ! sur Toi la Paix de DIEU qui a éffacé l’avilissement

    Tu es certes le Guide des envoyés, de source autorisée, ils T’ont reçu lors de ton Voyage (Isrâ’) et chacun a prié (derrière Toi)

    Tu as porté le Vêtement de l’Honneur, de la Précellence et de l’Eminence et il y’a en Toi des Qualités Morales qui sont Au-Dessus de tout. (cf les prémices des éloges vers 64 à 68)

    Il est Très Magnifique, ne mesurez personne à Lui, Il est le Chef de l’Assemblée des Prophètes

    Le Soleil des soleils, le Chef des chefs, le Meilleur Compagnon de l’Assemblée des Saints

    Le remède des coeurs, la Lumière des demeures, la Lune des lunes dont la Clarté est évidente

    Il est le Sauveur du reconnaissant, le Lion de l’ingrat qui expulse le rebelle qui manifeste sa haine

    Le Paradis du bien-guidé, l’Enfer du transgresseur, Celui dont la Précellence est évidente aux yeux des intelligents

    Réparateur des fautes, Possesseur des Dons manifestes, il est le Guide des créatures, sans extravagance

    (Cf. Les dons du profitables vers 73 à V78)

    C’est à cause de sa Lumière cachée en Adam que les Anges de son MANDANT se sont prosternés devant cet Aïeul

    Il revient à l’Elu le Plus Pur (Al Muçafâ), la Meilleur Créature de DIEU, un Avantage que n’a aucun autre chef, si éminent soit-il

    Il posséde Auprès de DIEU un Secret que ni humain, ni génie, ni ange ne connaissent, ceci est un Mystère Inviolable

    Les Prophètes, ainsi que l’ensemble des Envoyés, ont obtenu grâce à Lui Satisfaction, alors qu’Il était encore dans sa Cachette

    Ils ont obtenu grâce à Lui, avant sa Naissance, des Dons qui rendent jaloux tous les autres en dehors d’eux et ahurissent les honorables

    Ils est l’Illustre Honorable (Al Karîm) qui n’a jamais cessé d’être Choisi parmi les Seigneurs dont chacun est prestigieux (cf. Mimiyah vers 83 à 88)

    Ô TOI l’INSPIRATEUR Qui favorises d’une Issue Heureuse ! accorde Prière et Salut à cette Créature qui est Au-Dessus des autres, tant par le protrait Physique que par les Qualités Morales

    Il était de Taille Moyenne, de Constitution manifestement Harmonieuse ; Il n’était pas de corpulence excessive et n’était ni brun, ni blanc

    Il n’était pas potelé, ne marchait pas de guingois, en vérité, il était Au-Dessus de quiconque descendait d’Adam

    Il surpassait tout le temps quiconque marchait à coté de Lui, Il avait la Pointrine Large et ne riait qu’en souriant

    Il était Distingué, Changeant [par ses différents Traits], sa Blancheur était légèrement mélée de rougeur, Il avait des Cils abondants, il avait des Dents escapées, mais éclatantes

    Il laissait échapper un Sourire dont l’éclat était comme un éclair ou un grain de nuage et son Rire dissipait les ténèbres, tels des flambeaux dans les obscurités

    Sa Figure était ronde, Il avait un Ventre fin, Il était Radieux, Splendide, d’un Teint coloré, Il articulait harmonieusement ses Propos

    Ses Joues pures semblaient être couvertes d’un liquide doré, Il avait une Statuture svelste, son nez avait une belle forme

    Il avait l’Oreille parfaite, de beaux Yeux, des Dents trés bien rangées, d’une blancheur éclatante, d’eux incisives séparées avec élégance et un Visage qui effaçait l’angoisse

    Il est manifestement la Plus Parfaite des créatures, du point de vue Physique et Moral ; jamais on n’a vu et point on ne verra son égal, dans ses habitudes

    Notre Plus louangé (Ahmad) est notre Miséricorde ; notre louangeant (Al Hâmid) est notre Bienfait ; notre louangé (Al Mahmûd) qui est notre Joie, a une Générosité qui défie les averses (Cf L’attirance des Coeurs vers 61 à V71)

    Au delà de la beauté extraordinaire de ces paroles , et de leur agréable déclamation, elles occupaient une place très importante dans la mission du serviteur. Elles ont été une plaidoirie éloquante devant les ennemis de la religion de DIEU, les colonialistes français acolytes de satan.

    En sortant de sa demeure bâtie sur la terre de Djolof (Mbacke Bâry) le 18éme jour du mois lunaire de SAFAR 1313H. (10 août 1895) il confirmera cette fonction sur le chemin dans un excellent et pathétique poème de métrique Tawîl poème débutant par "je marche avec les pieux ... A l’adresse du prophète il dira :

    "Mes demeures son vides, je me suis séparé des miens en faisant le panégyrique de celui dont tous les louanges sont incapables d’accéder à la hauteur de son rang"

    Les épreuves que le Serviteur a endurées , les déportations, les éloignements et les persécutions de toute nature qu’il a supportés rien que pour le panégyrique de son Ami le Prophète donne incontestablement à ces louanges une une fonction de défense.

    Ces poèmes sont écrits par le serviteur dans la solitude, au millieu des ennemis ,hors de sa patrie , après un voyage lointain et mouvementé. L’objectif principal étant d’élever la voix de DIEU et d’exalter les Bienfaits du Prophète (Paix et Salut sur Lui) , (Laythil cidâ) le Lion contre les ennemis . Il fut déporté au Congo français (Gabon) où il séjourna entre 1895 et 1902 dans la ligubre forêt équatoriale entre Mayumba et Lambaréné.

    Quelque soit son lieu d’internement ses louanges à l’endroit du Prophéte n’avaient jamais connu d’interruption. Seul face à l’océan sur la berge de Mayumba il déclamait dans une foi agissante et une fermeté sans commune mesure des poèmes dans des thèmes comme : La glorification du Prophète, et l’exaltation de sa religion qui est au-dessus de toutes les confessions . Ces écrits jetaient l’anathème sur les associateurs dans des propos sans complaisance devant des ennemis armés jusqu’aux dents. Seul un preux est capable d’une telle initiative. Cette louange est donc synonyme de défense ; de combat dans le chemin de DIEU. Ecoutons le Cheikh nous en faire quelques révélations dans son récit (Jazâ’u-sh-shakûr) "Les Dons du Digne de Reconnaissance".

    J’ai fais son Panégyrique devant celui qui n’adore jamais DIEU manifestant à ce dernier mon hostilité et ses louanges ont éffacé mes troubles

    J’ai fais son éloge devant celui qui ne se prosterne jamais, Il (le Prophète) m’a comblé en réalisant mes voeux en me pourvoyant d’or

    J’ai fais sa louange devant celui qui ne rend pas à DIEU un culte et Il (le Prophète) m’a chargé du salut des gens qui adorent DIEU

    Ces écrits sont d’une abondance telle, qu’il serait difficile de les évaluer. Mais celui qui l’aurait rassembler et mis sur un véhicule de cinq tonnes ils le surchargeraient lourdement. Une preuve qu’ils constitue une partie essentielle du service.

    La louange , l’éloge et le Panégyrique (Madh) sont accompagnés partout par la formule de prière sur le Prophète (PSL) . Il est resté fidèle à la recommandation de DIEU aux croyants de réciter des formules de prières sur le Prophète, ainsi que des formules de bénédiction. Il a dit :

    « La Prière des six (mois) avec l’éloge des six(autres) lui reviennent irrévocablement, tout en suivant son exemple (le Prophète) » (cf. Les dons du Profitable V133)

    Il exprime ici le fait que sa vie est entièrement consacrée au service de l’Elu en faisant son Panégyrique et en formulant des Prières sur Lui. Les recueils de prières qu’il a fait sur le Prophète ne se comptent plus. Dans les éditions de la Bibliothèque Cheikh Al Khadîm, le Recueil consacré à ses prières est très volumineux. C’est un recueil de 644 pages, contenant 111 titres en prose et versification et 7259 vers. En guise d’ illustration, un des titres du recueil intitulé « Maqaddamatul Khidma » à lui seul, regroupe 726 noms du Prophète avec des appellations dans des langues anciennes comme l’Araméen, l’Hébreux, le Syriaque et des appellations dans les ouvrages revèlés Thora (Pentateuque), Evangile et les Psaumes.

    C’est pourquoi, dans tous les aspects : expression, immensité, constance, et abnégation, il est au dessus de la compétition. Les bienfaits innombrables découlant de ce service ne sauraient être énumérés. Toujours dans son récit sur la période de son éxil, il fut interné dans l’île de Mayumba pendant 5 ans. De cet internement il a obtenu des dons très manifestes qu’il relate dans son ouvrage (Jazâ’u-sh-shakûr) "Les Dons du Digne de Reconnaissance" :

    "C’est durant cette période que j’ai composé un ouvrage sur lequel nul autre n’a une précellence, tant en agrément qu’en bénédiction dans la libéralité de celui qui ma préservé de la cohabitation avec les associateurs et les associatrices... []. Cet ouvrage renferme aussi des Panégyriques que les premiers n’avaient pas adressés au Prophète-Envoyé dont le service m’a procuré des dons au dessus de tout ce qu’on demande. Que la Paix, le Salut et la Bénédiction de DIEU, le TRES-HAUT, soient sur Lui, sur sa Famille et sur ses Compagnons, de la même façon qu’Il m’a favorisé sur Lui la Paix et le Salut de DIEU de privilége sans partage. Il y’a dans ce livre une belle expression arabe d’une précellence jamais atteinte auparavant et qui est telle qu’on ne l’entend que de la bouche d’un arabe de souche. Et tout cela provient de la bénédiction de Celui par qui DIEU, qu’il soi Béni et Exalté, efface le préjudice de celui qui s’adresse par sa Grâce à Lui (DIEU) dans toute sollocitation sur Lui , sur sa Famille et sur ses Compagnon que les deux saluts de CELUI QUI FAIT CE QUI LUI PLAIT et Il est CELUI Qui est en ma faveur, de la même façon qu’Il m’a préservé de tout scélérat rebelle.

    C’est par cet ouvrage que DIEU, qu’Il soit Béni et Exalté, m’a fait don du Livre Sacré (Le Coran), de même qu’Il m’a efface tout ce qui, jadis était cause de préjudice et de blâmes pour moi.

    C’est par cet ouvrage que se soumirent à moi les mois et les jours dans leur totalité, à la manière des êtres humains, par le Bienfait de CELUI Qui favorise qui Il veut parmi Ses serviteurs de façon particulière.

    C’est par cet ouvrage que je me suis spirituellement départi des ennemis de DIEU, qu’Il soit béni et Exalté, bien que physiquement présent parmi eux, en m’éloingant d’eux par mon coeur dans cette cohabitation."






    Une ambition exceptionnelle dans le service de l'ELU

    30/03/2007 18:50

    Une ambition exceptionnelle dans le service de l'ELU


    Sa résolution de départ fut extrêmement élevée. La sincérité de sa foi ainsi que l’Amour envers le Prohète en sont les manifestations les plus visibles. De cette résolution, il dit "avoir conclu un serment d’allégeance avec le Prophète dans son coeur alors que ses yeux ne l’ont pas encore vu".

    En réponse à un de ses disciples de la première heure qui lui faisait état de son engagement dans la voie du pacte d’allégeance le Cheikh lui tint sur le coup des propos qui nous permettent d’entrevoir sa résolution .Dans cet entretien historique on retiendra : "Sache que le Prophète dans le service de qui je me suis engagé , si je n’avais hérité de lui que la terre sur laquelle il marchait et le ciel sous lequel il marchait, ma résolution est telle que je le servirai jusqu’à obtenir son agrément. "

    Sa soif et son désir ardent furent tels qu’il accéda directement à son SEIGENEUR qui se dévoila à lui. Il déclara : "DIEU m’a révélé sa FACE sans m’égarer, agréant ainsi ma Vie". De cette conjonction spirituelle il reçut l’ordre de son SEIGNEUR de se confier au Prophète. "DIEU m’a indiqué le Prophète et Celui-ci m’a conduit jusqu’a L’ABSOLU" dira-t-il ensuite. C’est dans cette accession à L’Elu et la recherche de son agrément qu’il faut voir toutes les facettes qui ont fait du Serviteur du Prophète Khâdim-r-Rasûl un Serviteur Priviligié.

    De prime abord c’est une soumission indeffectible au Prophète(PSL) . Quand il lui apparut à l’an 1301 de l’hégire (le début du 14 ème Centenaire de l’hégire), le Cheikh s’adonnait à toutes les formes d’adoration les plus pieuses ainsi qu’à l’enseignement du Coran et des sciences religieuses. Lorsqu’il rencontra le Prophète , il ne se laissa plus préoccuper par rien d’autre que Son service, comme le confirme cette déclaration que le Cheikh a lui-même expliquée :

    "Et en cela ma délivrance en 1313H.(1895) de toute attache en dehors de DIEU pour servir l’ECOUTE ou (l’Anse) du Bien (Le Prophète).

    Le sens de ce vers est que son auteur s’est dépouillé de toutes les connaissances qu’il avait acquises, de toutes les litanies (Wirds) qu’il pratiquait et de toutes les autres formes d’adoration en dehors de celles-ci, de tous les usages communs et s’est dévoué à DIEU et au service de l’Envoyé de DIEU dans l’intégralité de sa mission Paix et Salut sur Lui".

    Il signa avec l’Elu le Pacte d’allégeance et prit des engagements fermes sur la Mission et le Service qu’il a l’ambition de mener .L’intégralité de son service fut un attachement indeffectible à la Personne du Prophète ce qui n’a laissé aucun domaine dans le service et les aspects inhérents au Maître du service.

    "Je me confie totalement au MAÎTRE du Trône, SEIGNEUR de la Générosité et du Pardon de connivence avec l’Elu le plus pur (Al Muçtafâ) et DIEU perpétue ma Pureté".

    "Je me confie entièrement à Celui qui est le Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr) à DIEU l’UNIQUE ; que les deux Prières de CELUI qui a effacé maVanité grâce à lui soient sur lui"

    (Prémices des éloges vers 1 et 2).

    Ce témoignage de Serigne Abdou Ahad Mbacké 3ème khalife du Mouridisme(de 1968 à 1989) nous édifie davantage sur la relation entre le Serviteur et son Seigneur Rasûal-lâh.

    "Lorsqu’il eut la faveur d’un fils aîné, c’est le nom du Prophète qu’il lui donna, il s’agit en l’occurrence de Serigne Mouhammadou Moustapha. Lorsqu’un autre s’ensuivit ,il lui donna le nom du Prophète ;il s’agit de Serigne Fallou ; quand il eut la faveur d’un autre ,il dédia le nom au Prophète ; il s’agit de Serigne Mouhammadoul Amîn. Lorsqu’un autre s’ensuivit également , il honora le Prophète du nom de baptême de ce dernier ;ce fut Serigne Mouhammadoul Bachîr.

    Quelqu’un à qui tu fais l’honneur des noms de tous tes fils ,tu es sûr qu’un autre ne dispose sur toi d’aucun droit, cela personne ne le remet en cause. Il lui a disposé son tout. C’est ainsi qu’il retourna à son propre niveau ,lui qui s’appelait Serigne Bamba Sall, on l’appellait communément Mouhammadou Bamba Sall. Durant son enfance il l’écrivait même, aussi écrivait-il Mouhammadou Sall. Il se leva un beau matin de l’an 1306H (1888) et déclara :

    "Je ne permets plus à personne de m’appeler Mouhammadou Bamba. A compter de ce jour, mon attitude vis à vis de DIEU est ceci :

    Ô DIEU ! puissez-vous témoigner qu’à ce jour ma personne et mon nom répondent désormais à l’esclave de DIEU, mais un esclave au service de l’Eminent serviteur de DIEU (l’Envoyé de DIEU) " (Cf sermon lendemain Grand Magal de TOUBA 19 safar 1408H./ 12 Octobre 1987 à TOUBA)".

    Chaque aspect qu’on croyait dépendre de l’individu ,il l’a disposé au Prophète. Rien dans ce qui touche sa personnalité, qu’il soit concret ou abstrait, volontaire ou involontaire n’est laissé de côté. Cette soumission totale est aussi marquée par des aspects plus qu’ importants : ce sont dans la constance et la continuité dans lesquelles elles s’inscrivent ; car c’est à demeure, autrement dit pour toujours.Pour mieux lui disposer son tout, le serviteur s’est tenu à le préciser dans maintes déclarations. A l’adresse du Prophète il dira :

    "Il lui appartient tout le temps mes intentions, ma science, mon service , mon âme et l’intégralité de ma personne sans les dissocier.

    "Il lui appartient ma vie, ma mort, lui seul sans un autre et lui exclusivement, il lui appartient mon intérieur et mon apparence."

    Cet engagement et ce service sont sans domaine spécialisé. Tout ce qui touche la Personne du Meilleur des humains, Le Soleil des Soleils (chams - sh - shumûs) en fait Partie.D’abord sa Personne, sa Religion, l’Islam, son Message le Coran, ses compagnons, ses victoires etc. rien n’est laissé de côté par le Serviteur.

    C’est alors que, lorsqu’il s’engagea dans le Service, il l’a fait en mettant en relief un domaine de choix, les Panégyriques et les Louanges de son Bien-Aimé (PSL).

    "J’ai emprunté la Voie du Serviteur par mon Panégyrique à Mouhammad sur lui la Prière de DIEU tant qu’IL préserve mon camp.

    Je me suis lancé dans la Voie du Serviteur par mes louanges à mon Intermédiaire (Auprès de DIEU) ; sur Lui les deux Prières de DIEU Qui a exalté sa Réputation."

    A l’endroit du Meilleur du Genre humain (khayrul Bashar), Son SEIGNEUR a été le premier à lui adresser des louanges.Dans le Coran IL s’adresse à lui en ces termes : "Tu es Certes d’une Vertu Emminente" S68 V4.

    Aussi, LE SEIGNEUR sera le premier à lui adresser sa bénédiction avant de nous donner dans la Sourate les Coalisés (AL Ahzâb) la recommandation de lui adresser des formules de Prières

    "DIEU et ses anges Bénissent le Prophète. Ô vous qui avez cru ! invoquez sans cesse pour lui la Bénédiction et le Salut de DIEU" S33 V56






    Mouridisme : Définition

    11/04/2007 21:51

    Mouridisme : Définition


    « Je n ’ai point fondé une confrérie (TARÎQA), j’ai plutôt trouvé la voie qu’avait scrupuleusement suivie le Prophète et ses compagnons entièrement flétrie, je l’ ai défrichée le plus proprement, je l ’ai également rénovée dans toute son originalité et lancé l’ appel suivant : Tout pèlerin qui désire partir peut venir voici la voie réhabilitée :cette voie est celle du pacte d’allègeance » dixit : Cheikh Ahmadou Bamba

    Ces propos du fondateur du Mouridisme ne laisse aucun doute sur sa mission et la raison fondamentale : la réhabilitation des valeurs culturelles de base de l’Islam dans le service du meilleur des envoyés Mohamadou Rassouloul Lah (Paix et salut sur lui). Selon toujours les propos de son fondateur, le Mouridisme est né de « La FOI par le TAWÎD, la LOI par le FIQ et la VOIE par le TAçAWWUF » et se fixe comme unique objectif la FACE de DIEU, le TRES HAUT le GENEREUX. C’est ainsi que tous ceux qui ont répondit à l’appel son désignés sous le terme de Mouride autrement dit un aspirant à DIEU (Murîdul-l-lâh).

    Enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba :
    la MOURIDIYA [le mouridisme]

    La MOURIDIYA [le mouridisme], enseignée par Cheikh Ahmadou Bamba, est un ensemble de pratiques cultuelles et de règles de conduites [un soufisme] basées sur l'amour et l'immitation du Prophète Mouhammad [Paix et Salut sur Lui] et dont la finalité est le perfectionnement spirituel.

    Le soufisme ne constitue pas à proprement parler un mouvement confessionnel du genre Sunnisme ou Chiisme, mais plutôt un style de vie et un ensemble de croyances et de pratiques cultuelles qui tirent leurs origines du Prophète (PSL).

    Le mouvement soufi a été traversé par deux tendances.
    Une première basée sur l'interprétation littérale du Coran, de la Sunna et qui a donné naissance à des soufis vivant détachés de toute relation avec le terrestre, en état de quasi marginalité. Ils étaient surnommés les "shariatiques".

    L'autre tendance est dite "mystique" et préconise une interprétation symbolique ou allégorique des textes sacrés dont elle recherche le "sens ésotérique", caché. C'est à cette seconde tendance que s'apparente l'enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba.

    Pour Cheikh Ahmadou Bamba, il serait illusoire et même dangereux de se jeter dans le mysticisme sans satisfaire à certaines conditions. Il faut d'abord s'instruire dans la religion et faire siennes les principes islamiques de base à savoir comment prier, comment jeûner, etc..., comment on règle sa conduite d'après la Sharia (prescription divine) et la Sunna (enseignement du Prophète -PSL).

    La compagnie d'un guide parfaitement valable s'avèrera indispensable pour orienter le disciple, lui inculquer l'éthique musulmane, le droit islamique. Une fois ces principes assimilées, la porte est ouverte au mysticisme ("tassawuf" ou soufisme).

    La mystique de Cheikh Ahmadou Bamba repose sur la fidélité scrupuleuse aux actes cultuels, la droiture, la pureté, le dévouement [à la société] dans la lignée pure de l'orthodoxie musulmane. Cette soif de spiritualité se traduit par:

    • une solide instruction (une bonne connaissance de la théologie, de l'exégèse du Coran, des sentences du Prophète (PSL) et du droit islamique)
    • une pratique constante du "zikr" (répétition des noms d'ALLAH)
    • une pratique continuelle de la prière surrérogatoire.
    • une mortification prolongée (diminution de la quantité superflue de nourriture, du sommeil, des paroles, ...).

     






    Le mouridisme, un Islam orthodoxe

    11/04/2007 22:09

    Le mouridisme, un Islam orthodoxe


    La MOURIDIYA [le mouridisme] : un Islam orthodoxe


    Au delà du souci de former un ordre religieux (confrérie), Cheikh Ahmadou Bamba s'est avant tout soucié de ce que doit être le musulman, de ce qui constitue généralement sa vie spirituelle, des devoirs qui lui incombent dans les diverses circonstances de sa vie.

    Si l'on se réfère aux écrits de Cheikh Ahmadou Bamba, le mouridisme constitue un cadre d'élévation spirituelle et sociale du musulman et le disciple du Cheikh (le mouride) est le musulman qui "travaille" les trois composantes de la religion musulmane:

     

    a. l'Iman

    L'iman, est la foi en ALLAH et au Prophète Muhammad (PSL) comme le dernier des envoyés, celui qui termine le processus de la révélation monothéiste. Cette révélation constitue un processus continu qui a débuté avec Adam et qui se termine avec Muhammad (PSL), le sceau des prophètes, en passant par l'ensemble des prophètes (Abraham, Moïse, Jésus, etc.)

    L'Iman implique donc l'acceptation des livres et paroles de ces prophètes (Torah, psaumes de David, Evangile) ainsi que la croyance en l'existence de créatures autres que les hommes, notamment les anges dont le plus connu est Djibril (Gabriel).

    Le disciple doit aussi, accepter le Décret divin selon lequel la force ou la grâce divine se manifeste en toute chose.

     

    b. l'Islam

    C'est cette étape qui donne son nom à la religion musulmane : l'islam (la soumission à ALLAH). Elle consiste en la pratique de la foi et en l'obéissance aux préceptes de l'Islam. Elle commence avec la "shadada", dit "témoignage de l'islamisme".

    Cette formule ("Il n'existe de divinité en dehors d'ALLAH et Mouhammad est son Envoyé") constitue l'identité du musulman et toute personne qui la prononce, convaincue de son contenu, ira demain au Paradis. Il suffit de se rendre compte qu'elle est appelée "le prix du Paradis de notre Seigneur" .

    L'Islam s'accompagne de pratiques cultuelles obligatoires tels la prière ("salat"), le jeûne du mois de Ramadan, l'aumône légale ("zakat") et le pélérinage aux lieux saints de l'Islam (La Mecque et Medine) pour qui en a les moyens.

    La prière a lieu cinq fois dans la journée et constitue un rappel pour l'individu sur ses obligations cultuelles.

    Le jeûne du mois de Ramadan vise, au-delà de l'abstinence de toute nourriture, à rendre l'individu plus humain envers les plus nécessiteux.

    L'aumône légale ("Zakat ") remplit également une fonction sociale et peut être interprétée comme une forme de redistribution de revenus.

    Le Pèlerinage à la Mecque, vise à faire une introspection, un retour sur soi, un début de perfectionnement de son comportement et de ses pratiques cultuelles

    Le disciple de Cheikh Ahmadou Bamba (mouride) doit apprendre et pratiquer tous ces éléments en vue d'aboutir à la troisième étape plus longue et qui constitue véritablement le soufisme.

     

    c. L'Ihsan

    Cette dernière étape est la science de l'embellissement des actes. Le disciple, dans son comportement et sa manière de vivre doit être en accord avec la religion par un combat permanent contre son âme charnelle en vue de se débarraser de ses vices.

    C'est l'étape la plus difficile et c'est là que le disciple suit, voire imite les attitudes de son guide. Le disciple devra avoir un esprit critique et de discernement, notamment dans le choix du guide.






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